Preview: QPR avec l’objectif d’apprendre des erreurs du passé

Un peu plus d’un an après la descente honteuse en Championship, les Queens Park Rangers sont de retour en Premier League. Les principaux acteurs sont toujours là, que ce soit Harry Redknapp ou le président Tony Fernandes, mais le discours a changé et l’effectif aussi, avec pour but d’éviter le même résultat qu’il y a deux saisons.Derby+County+v+Queens+Park+Rangers+Sky+Bet+nMZLhGSA45tl

Un retour dans l’élite plus que compliqué

Si QPR peut se targuer d’être une des rares équipes à parvenir à remonter directement en Premier League, cela fut extrêmement incertain jusqu’au bout. En effet, malgré un début de saison solide, avec une défense infranchissable et la nouvelle recrue offensive, Charlie Austin pour aligner les buts, cet équilibre allait très tôt être mis à mal; l’un des coachs du club, Steve McClaren allait quitter le club pour reprendre le poste de numéro un à Derby County, et Charlie Austin allait se blesser, en janvier. Ainsi, envolée la sérénité défensive des R’s, et les arrivées de Ravel Morrison, Kevin Doyle, et Modibo Maiga ne suffiraient pas à combler le vide laissé par l’absence du solide attaquant anglais. De ce fait, QPR glissa, de la deuxième place, pour devoir finalement lutter pour une participation aux Play-Off.

La participations aux Play-Off assurée en toute fin de saison, QPR dut tout d’abord se débarasser de Wigan, en deux manches, dont la deuxième marquant le retour aux affaires de Charlie Austin, lequel inscrivit deux goals pour éliminer le club du nord de l’Angleterre, et ensuite rencontrer l’équipe en forme, Derby County, dans une finale à Wembley qui s’annonçait plus que compliquée. Ironie du sort, que cette opposition face aux Rams de Steve McClaren, qui était encore à Loftus Road sept mois auparavant, et qui allait dresser sa talentueuse équipe sur le chemin des londoniens. Et contre toutes attentes, ce fut Bobby Zamora, au bout du temps additionnel, qui permit a des Rangers à 10 contre 11 de sortir du purgatoire après une saison seulement.

Zamora envoyant QPR en Premier League. (I: Zimbio)

Zamora envoyant QPR en Premier League. (I: Zimbio)

Les Transferts: Un changement de philosophie

Pour préparer leur retour dans l’élite, le président Fernandes, appuyé par Redknapp, ont seriné qu’un vent de changement, lancé l’été dernier, soufflait à présent sur le club de West-London. Terminé les joueurs sur-payés, vieillissants et pas franchement motivés comme ce fut le cas sous Mark Hughes, comme Ji-Sung Park, Bosingwa, et autres mercenaires. QPR ne pouvait plus être un club où de bons joueurs viennent mourrir, comme l’a répété le vice-capitaine Joe Barton. A présent, l’équipe serait bâti sur des jeunes talents ayant quelque chose à prouver, et des vétérans irréprochables pour guider les plus jeunes. Si cela a déjà été appliqué la saison dernière, avec notamment les transferts des talents du Championship, Austin, de Burnley, ou Matt Phillips, de Blackpool, ou encore des tauliers en la présence de Richard Dunne, ou Karl Henry.

Si tous les regards étaient tournés sur Redknapp et Fernandes lors du début de la période des transferts, la tâche n’allait pas être facile, avec moins de quinze joueurs encore sous contrat, et donc, d’énormes manques à combler, et un nouveau système tactique à embrasser, suite au choix de Redknapp de passer à un 3-5-2 très en vogue. Ces changements allaient être  traduit par le remaniement de la défense, avec engagement de Rio Ferdinand, qui a accepté de réduire considérablement son salaire pour venir jouer le prolongement de Redknapp sur le terrain, et de  Steven Caulker, défenseur de 22 ans aux portes de l’équipe nationale. Redknapp allait également profiter de la descente de Cardiff pour leur subtiliser Jordon Mutch, un milieu créatif auteur de 7 buts l’an dernier avec les gallois, pour un montant combiné de 14 millions de Livres. De plus, l’une des bonnes affaires de la saison pourrait bien être l’emprunt de Mauricio Isla, en provenance de la Juventus, pour occuper le poste de wing-back, de ce fameux 3-5-2 que Redknapp souhaite installer en vue de la saison prochaine. Cependant, l’équipe actuelle est encore pas complète, et Adel Taarabt et Loic Rémy (malgré son transfert avorté à Liverpool) pourraient encore suivre Esteban Granero par la porte de sortie, ce qui pousserait les dirigeants à investir encore, avec des négociations avec le milieu Jonathan DeGuzman et l’attaquant Sigthorsson, en provenance de Villareal et de l’Ajax, respectivement.

Caulker et Mutch: 12 buts pour Cardiff à eux deux l'an dernier. (I. Zimbio)

Caulker et Mutch: 12 buts pour Cardiff à eux deux l’an dernier. (I. Zimbio)

Un groupe solide, mais pas encore prêt

 Harry Redknapp l’a évoqué en interview: A quelques jours de la reprise du championnat, l’équipe n’est pas encore prête. La pré-saison a été compliquée, avec le changement de système encore à assimiler, et un groupe pas encore au complet, avec l’espoir d’engager encore trois à quatre joueurs (deux milieux et un attaquants), et l’incertitude liée aux départs possibles de Rémy, Taarabt, et Julio César. Tous ces facteurs pourraient déboucher sur un début de saison difficile, mais les bases sont là pour pouvoir raisonnablement viser le maintien.  En ce qui concerne le système de jeu, l’engagement de l’ancien sélectionneur anglais Glen Hoddle en tant que coach semble un bon pas, lui qui connait bien ce système de jeu, et qui pourrait même reprendre le poste d’entraineur à la fin de la saison, selon les rumeurs.

Mais si l’effectif manque encore de profondeur, et de talent offensif, le noyau de l’équipe est déjà la:

Une défense qui tient la route:

QPR affiche déjà (presque) complet derrière, avec la présence de Ferdinand et Caulker, fraîchement arrivés, mais également de Nedum Onuoha, l’un des meilleurs joueurs de la saison dernière, Redknapp a assuré ses arrières. De plus, les vétérans Richard Dunne et Clint Hill restent disponibles pour couvrir les éventuelles blessures. Si un point faible devait être décelé, il s’agirait probablement des postes de latéraux, en cas de défense à quatre; en effet, si à droite, les Rs peuvent compter sur Isla et Simpson, sur le côté gauche, Traoré n’offre pas toutes les garanties défensives, alors que Hill n’a pas les jambes pour assurer ce poste sur l’ensemble de la saison, et Yun le jeune coréen manque encore d’expérience. Mais dans l’ensemble, les joueurs présents semblent à même de protéger les cages de Robert Green.

Même si son rôle sera réduit cette saison, le capitaine Hill n'en reste pas moins important pour la cohésion du groupe.

Même si son rôle sera réduit cette saison, le capitaine Hill (à droite) n’en reste pas moins important pour la cohésion du groupe. (I. Zimbio)

Verdict:  8/10. QPR devra encaisser peu de goals s’ils veulent se maintenir, et avec les joueurs en place, cela semble réalisable.

Un milieu à densifier:

Pour ce qui est du milieu de terrain, de nombreux facteurs pourraient affecter les performances des londoniens. Si QPR ne manque pas de qualité en ce qui concerne les joueurs de couloir, avec Hoilett, Phillips, Shaun Wright-Phillips, Traoré ou encore Isla pouvant évoluer ailier droit, le milieu central manque un peu d’étoffe. Dans ce sens, si Joey Barton constitue la valeur sûre de l’équipe compte tenu de la saison dernière, et que Mutch pourra amener des ballons dangereux en allant vers l’avant, il manque encore beaucoup de personnel pour assister les deux anglais ci-avants. Faurlin devrait figurer aux côtés de Barton, mais nul ne sait son réel niveau de jeu suite à sa grave blessure au genou, alors que Karl Henry est un joueur utile, mais qui ne peut pas être considéré comme titulaire si QPR veut espérer quelque chose. Et alors que les pistes de Fer (Norwich) et DeGuzman (ex-Swansea) sont explorées, Redknapp aurait fin nez de s’attacher les services d’un milieu récupérateur supplémentaire, afin d’éviter de laisser sa défense trop exposée.

Verdict: 6/10. Le nombre de buts venant du milieu de terrain augmentera avec Mutch et potentiellement deGuzman. Il faudra des acquisitions supplémentaires pour faire le nombre, et mieux protéger la défense.

Toute la pression offensive sur Charlie Austin:

Acheté à Burnley pour 4 million de livres l’année dernière, QPR peut se targuer d’avoir fait l’un des coups de l’été dernier en s’attachant les servies de Charlie Austin. A 25 ans, l’ancien maçon de métier obtient enfin la chance de se prouver au plus haut niveau, et fort de ses 20 buts la saison dernière, il a tout pour réussir dans l’élite. Fort, travailleur, à l’aise dans les airs et doté d’un très bon pied droit, Austin aura la lourde de tâche de mener l’attaque des Rangers. Pour les assister, il faudra signer encore au moins un attaquant, qui pourrait être Kolbeinn Sigthorsson, après la réouverture des négocitations avec l’attaquant Islandais de l’Ajax. Si Loic Rémy devait rester, une association Rémy-Austin pourrait faire merveille, avec la présence de Bobby Zamora pour faire son entrée lors du dernier quart d’heure, pour maltraiter les défenses fatiguées.  Cependant, avec un intérêt possible de Chelsea suite à la blessure de Didier Drogba, Redknapp pourrait bien rouvrir le dossier Troy Deeney (Watford).

Austin devrait pourvoir continuer sur sa lancée et passer la barre des 10 buts en PL. (I: Zimbio)

Austin devrait pourvoir continuer sur sa lancée et passer la barre des 10 buts en PL. (I: Zimbio)

Verdict: 7/10 avec Loic Rémy. 5/10 sans.  QPR est trop dépendant de Charlie Austin, et des renforts seront nécessaires, ainsi que la résolution du feuilleton L. Rémy.

Les compositions possibles,  pour le début de saison:

3-5-2:

GREEN

ONUOHA        FERDINAND        CAULKER

ISLA                   BARTON                    FAURLIN                 TRAORE

MUTCH

REMY (ou une recrue)                 AUSTIN

4-2-3-1

GREEN

SIMPSON       FERDINAND           CAULKER            HILL (C)

BARTON            FAURLIN

PHILLIPS               MUTCH                 HOILETT

AUSTIN

Comme contre Wigan, QPR devra faire de Loftus Road une forteresse (I:Zimbio)

Comme contre Wigan, QPR devra faire de Loftus Road une forteresse (I:Zimbio)

 Ainsi, samedi contre Hull City, déjà dans le rythme grâce à l’Europa League, QPR cherchera a éviter les humiliations enregistrées en ouverture de championnat contre Bolton et Swansea il y a deux et trois ans. Mais même si les Rangers devaient connaitre un départ poussif, cette équipe là possède le caractère et la cohésion qui manquait tant lors de la dernière relégation. L’une des clefs sera probablement de prendre des points à domicile, et contre les concurrents directs, ce qui semble souvent être le problème des londoniens, qui sont souvent plus performants contre les grosses équipes. Et si rien ne sera facile, une ou deux acquisitions intelligentes en plus devrait permettre à Redknapp de monter une équipe, certes talentueuse, mais aussi équilibrée, et qui pourrait bien en surprendre plus d’un.

 @JO_COYRs

« Queens Park Strangers »: Mais qui sont ces imposteurs?

Hill qui malgré son courage, s'est montré trop limité cette saison.

Dimanche soir, QPR affrontait Liverpool à domicile. Non pas le grand Liverpool d’antan. Le Liverpool boitillant qui joue pas trop mal, mais est relativement à la peine en Championnat. Eh bien dimanche soir, devant toute l’Angleterre, les Queens Park Rangers ont réussi l’exploit de faire passer ce Liverpool-là pour une équipe capable de gagner la Champion’s League. Alors on pourrait vous expliquer comment Suarez tout seul a ridiculisé l’ensemble de la défense londonienne, ou comment les R’s ne savent toujours pas défendre sur les coup-de-pieds arrêtés, mais il y a plus grave. Parlons de l’état d’esprit de ces R’s qui semblent avoir rendu les armes.

Hill qui malgré son courage, s'est montré trop limité cette saison.

Hill qui malgré son courage, s’est montré trop limité cette saison.

Entre plombiers limités et divas désintéressées

Contre Liverpool, le manque d’implication des joueurs était flagrant. Aucune cohésion d’équipe, aucune flamme pour raviver les plus pâles espoirs d’une remontée au classement. Si les journaux anglais font état d’un vestiaire déchiré entre Rangers de longue date et mercenaires fraîchement débarqués, on peut sans risque classer les R’s en deux catégories, rien qu’à la vue du match d’hier.  Pour cela, on va distinguer ceux que l’on va appeler les plombiers de ceux qui seront décrits comme les mercenaires.

Ian Holloway, ancien entraîneur des Rangers déclarait que chaque équipe pouvait avoir des virtuoses de grand talent, mais qu’ils avaient besoin de travailleurs pour porter leur piano, sans quoi ils n’étaient rien. Nos plombiers entrent dans cette catégorie, de porteurs de pianos. Ils sont au club depuis deux à trois ans, et ont connu le Championship avec QPR. Âme du club, ils sont vraiment limités techniquement, et trop justes pour faire une réelle différence, mais ils donnent tout. C’était flagrant contre Liverpool, Jamie Mackie a travaillé tout le match comme un mort de faim, courant après des ombres, chassant des causes perdues. Sa débauche d’énergie est précieuse, mais il n’a pas su vraiment amener du danger autour de la cage de Pepe Reina. Ryan Nelsen aussi, est un joueur assez limité. Limité par son âge et sa vitesse, mais encore une fois, il s’est montré plutôt à son avantage, dans une défense en perdition. Parmi les plombiers, on pourrait aussi citer Shaun Derry, mais l’exemple parfait est Clint Hill. A 34 ans, il a beaucoup de courage, mais très peu de talent, et le natif de Liverpool s’est fait littéralement déshabiller par Luis Suarez à plusieurs reprises. Pas assez rapide, souvent pris à défaut, il a la qualité d’être extrêmement lucide. Lucide sur ses performances. Il sait qu’il n’est pas au niveau. Mais il fait de son mieux, et est un honnête travailleur, qui donne tout ce qu’il a pour les autres.

A l’opposé des plombiers, il y a les mercenaires, les divas, appelez-les comme il vous chante. Le parfait exemple de la diva est José Bosingwa. C’est vrai, on s’acharne un peu sur lui, mais il le mérite. José Bosingwa a gagné la Champions League avec Chelsea. Alors forcément, ça fait joli sur son CV, et cela semble justifier son salaire de 70’000£ par semaine. Par contre, il a la particularité de penser qu’il est trop  bon pour s’asseoir sur le banc. Alors il ne joue plus, vu qu’il ne semble pas prêt à se battre pour le club. Mais il n’est pas le seul. Dans les mercenaires, il y a aussi Bobby Zamora, qui déclare qu’il en a marre de jouer au football, ou Joe Barton, qui avoue avoir signé à QPR pour l’argent. Dans le lot, on peut aussi compter Cissé, qui met la faute sur ses coéquipiers, si il ne touche pas assez de ballon, et ne supporte pas la critique, même venant des fans qui l’ont soutenus, malgré une série de suspensions l’an dernier. Peu importe l’identité de ces mercenaires, une chose est sûre: Ils essayent, mais n’ont pas l’intention de se faire trop mal pour leur club. De toute manière, ils ont une clause libératoire en cas de relégation, et ne perdront pas le sommeil si les Queens Park Rangers sont relégués.

Image: Daily Mirror

Image: Daily Mirror

Cette équipe n’en est pas une. Il n’y a aucune cohésion entre les joueurs, qui ne sont pas du même monde, ne se comprennent pas, ne s’aiment pas, et ne tirent visiblement pas tous à la même corde. Où est l’issue pour QPR? Il n’y en a pas. Il sera difficile de se débarrasser de tous les joueurs ne faisant pas partie des plans de Redknapp, vu leurs salaires, et les contrats en béton qu’ils ont signés sur le dos du club. Il ne reste plus qu’à espérer que l’argent dépensé pour ces joueurs viennent directement de la poche des investisseurs, et ne va pas aller gonfler la dette d’un club dont les finances restent secrètes, mais que les dirigeants clament « sans dettes ».

Une honte pour ceux qui se sont battus pour la survie du club

Quand il a racheté le club, Tony Fernandes avait la louable intention de faire de QPR un club établi en Premier League. On ne peut pas le blâmer d’avoir installé Mark Hughes et son staff à la tête de l’équipe, vu le pedigree plutôt respectable du technicien gallois et de son équipe. Cependant, la suite ne fut que dégringolade. En effet, un homme trop ambitieux avec trop d’argent entre les mains, cela donna des décisions assez douteuses. A coup de millions, Hughes a voulu bâtir une équipe, en additionnant des individualités au palmarès respectifs honorables, une somme de joueurs moyens venant de grandes équipes, une somme d’égos et d’amour propre à soigner et dorloter. Sauf que ces stars ont toutes été attirées par la même chose: l’argent. Et quand on utilise l’argent comme argument principal pour faire signer des joueurs, on ne peut pas se plaindre que ces mêmes joueurs soient plus intéressés par leurs comptes en banque que par le destin de l’équipe. Ajoutez cela à un entraîneur froid comme la glace, possédant en lui autant d’enthousiasme qu’un cheval à bascule, et vous obtiendrez une série de 17 matchs sans victoires.

Mais si le fossé salarial entre les divers joueurs a causé une scission dans l’équipe, Fernandes, avec sa politique de transferts attirant des multimillionnaires dans l’équipe, a créé  entre supporters et joueurs une distance quasi impossible à combler. Pour les non-initiés, rappelons que QPR est un club populaire, issu de la classe ouvrière de Londres, par opposition à Fulham, club des beaux quartiers au bord de la Tamise, ou dans une moindre mesure à Chelsea, et à sa situation en plein quartier bobo-chicos de l’ouest de Londres. Shepherd’s Bush a toujours été un quartier, certes pas mal famé, mais pas très aisé, et les fans de QPR ont souvent eu beaucoup de peine lors des quatre-cinq dernières années (avec les augmentations des prix sous Briatore) à pouvoir s’offrir un abonnement. Alors il ne fait aucun doute que de voir cette équipe de millionnaires concéder si peu de sacrifices pour le club qu’ils aiment tant doit être très douloureux pour les supporters des Rangers.

L’histoire récente de QPR rend la situation encore plus inacceptable pour les fans. En effet, lors des dix dernières années, à maintes reprises les R’s ont du lutter pour leur survie avec des équipes de joueurs vraiment pas très talentueux, mais généreux et crocheurs. Pour le supporter anglais moyen, une relégation avec une équipe limitée mais combattive est acceptable. Par contre, tomber avec une équipe talentueuse, mais juste pas assez soudée et ne se battant pas assez, c’est un réel affront. N’ayons pas peur des mots, l’effectif actuel fait honte aux joueurs, fans et dirigeants qui se sont battus corps et âme pour la survie du club sportivement et financièrement. Il fut un temps pas si lointain ou personne ne savait si le club ne disposerait d’assez d’argent pour que les projecteurs restent allumés jusqu’à la fin du match, ou alors ou les fans s’étaient cotisés pour offrir un nouvel attaquant à Ian Holloway, l’entraîneur de l’époque, attaquant qu’ils logeaient chez eux, à tour de rôle. Cette équipe de 2012-2013 fait insulte au travail de Neil Warnock et à son équipe, qui a tout donné pour obtenir ce statut de club de Premier League, tant convoité. Mais il n’est pas trop tard pour eux pour montrer qu’ils ont du caractère. Cela ne dépend que d’eux-mêmes.

Redknapp n'a toujours pas réussi à amener de l'envie dans cette équipe si désunie.

Redknapp n’a toujours pas réussi à amener de l’envie dans cette équipe si désunie.

Reconstruire pour un avenir si incertain

Alors que de nombreux fans parlaient déjà de reconstruction, Tony Fernandes, le président, s’exprimait  à l’issue du match en disant que rien n’était fini, et qu’il n’était pas trop tard pour s’en sortir. De toute manière, même si on considérait que les huit points de retard sur le 17ème étaient rattrapables, un changement dans la philosophie de gestion du club est essentiel. En effet, le club ne peut plus continuer à dépenser des fortunes pour des joueurs moyennement intéressés. De toute manière, il sera difficile pour Redknapp d’attirer des bons joueurs à bord du navire londonien que tout le monde sait à la dérive. Mais le mercato doit être effectué en considérant que le club risque bien de se retrouver en Championship dès l’automne prochain. Ce club a besoin de joueurs en devenir, de joueurs avec de la grinta, et de l’envie, quitte à ce qu’ils soient moins côtés ou moins expérimentés.

Mais au-delà de la politique de transferts du club, de nombreuses interrogations subsistent. La première est la présence de Fernandes en cas de relégation. Même si le président a maintenu qu’il resterait au club quoi qu’il arrive, un départ pourrait plonger les R’s dans des difficultés financières insurmontables, malgré les « Parachute Payments » alloués aux clubs relégués. En effet, les salaires déboursés par Fernandes signifient que QPR ne peut pas survire sans l’apport de fonds propres injectés par les propriétaires. Un départ des investisseurs conduirait peut-être les Rangers à un destin similaire à celui de Portsmouth ou autres Coventry, toujours pas remis de leur relégation. Une autre interrogation est le futur de Redknapp. Si le manager anglais a signé un contrat de deux ans et demi, sera-t-il encore là si le club descend? Sera-t-il l’homme capable de faire remonter QPR en Premier League? Et qu’en est-il des joueurs? De nombreux pourraient avoir une clause en cas de relégation, qui partirait, qui resterait,  pour cela, nous sommes dans le brouillard le plus total.

En attendant des éléments de réponses, nous sommes condamnés à espérer que le miracle se produira, et si cela n’arrive pas, prier pour que les Rangers ne s’en tirent avec le moins de dommages possibles. Quoi qu’il arrive, cela dépendra encore une fois de la profondeur des poches des investisseurs. Car si à QPR comme ailleurs, l’argent ne fait pas le bonheur, personne n’aurait pu deviner que ces millions rendraient tout un club si malheureux.

West Ham punit des Rangers toujours à la peine

Clint Hill incapable de contenir la fougue de Ricardo Vaz Te.

Dans un derby londonien qu’ils n’avaient pas le droit de perdre, les Queens Park Rangers se sont inclinés contre West Ham à domicile pour la première fois depuis janvier 1988, réalisant au passage le pire début de saison de leur histoire. A cause d’une première mi-temps fébrile, les hommes de Mark Hughes se sont donnés une montagne à grimper, et le bon match de Jaaskelainen les empêche de s’imposer.

Clint Hill incapable de contenir la fougue de Ricardo Vaz Te.

Avant le match, Tony Fernandes avait déclaré que la position de son entraîneur Mark Hughes n’était pas en danger, quelque soit le résultat du match contre West Ham. Un aveu qui n’aura pas enlevé la pression d’un groupe en manque cruel de confiance. Alors que l’effectif actuel des Rangers était regardé en début de saison comme l’un des meilleurs de l’histoire du club, paradoxalement, les R’s n’avaient jamais réalisé un si mauvais début de championnat. Cloué à la dernière place, les pensionnaires de Loftus Road doivent réagir.

Une mi-temps catastrophique

D’entrée de jeu les Rangers ont semblé bousculés par l’impact physique de West Ham, et après moins de trois minutes, les Hammers étaient devant, lorsque Kevin Nolan manquait sa reprise dans la surface, laquelle trouvait la tête de Matthew Jarvis au deuxième poteau, qui ne manquait pas l’occasion.

QPR tenta bien de réagir, mais Granero enlevait trop sa reprise suite à un service de Wright-Phillips alors que Cissé forçait Jaaskelainen a un arrêt plutôt facile d’un angle fermé. Malgré un jeu hâché et peu convainquant, les joueurs de Mark Hughes repartaient à l’attaque, et sur un coup-franc de Granero, aucun joueur en bleu-et-blanc ne parvenait à profiter d’une partie de billard devant le but des Hammers.

Peu avant la mi-temps, ce qui devait arriver arriva, West Ham United, dominant la première mi-temps face à des Rangers totalement dépassés, prit deux longueurs d’avance, sur un but très semblable à l’ouverture du score. Suite à un corner, la défense très fébrile des R’s ne parvenait pas à se dégager, et le centre de Tomkins trouvait Ricardo Vaz-Te au deuxième poteau, qui d’une reprise acrobatique trompait un Julio Cesar loin de son meilleur niveau. Le portugais inscrivit ainsi son premier but en Premier League, le jour de son anniversaire.

La réaction de QPR fut une fois de plus assez timide, grâce à Cissé qui ne parvint pas à tirer son épingle du jeu lors d’un énième cafouillage dans la surface de West Ham. Le même Cissé fut à l’origine de la plus belle occasion de la mi-temps, lorsqu’il reprit un ballon flottant d’un magnifique ciseau, mais sa frappe était dévié du bout des doigts par le portier finlandais des Hammers. L’arbitre siffla la mi-temps, et QPR retourna aux vestiaire suite à une première période extrêmement laborieuse.

Matt Jarvis ouvre le score pour West Ham

La réaction de Taarabt malheureusement insuffisante

Au retour des vestiaires, le momentum ne changea pas de camp, et les Hammers de l’est de Londres reprirent les choses en main, et Julio Cesar dut s’employer pour éviter que Mohamed Diamé n’aggrave le score. Cependant, la réaction des Rangers arriva lorsque Taarabt et Diakité remplacèrent un Park invisible et un Wright-Phillips pas très en vue non plus. Instantanément, Adel Taarabt signala son retour au jeu, dans un moment de magie, le franco-marocain prit sa chance des vingt mètres, et trompa Jaaskelainen d’une frappe merveilleusement enroulée.

Les Rangers auraient même pu revenir au score, lorsque Cissé remisa pour Esteban Granero, mais l’espagnol voyait son joli tir détourné par Jaaskelainen. Dans une deuxième mi-temps débridée, Stéphane M’Bia, excellent jusque-là, glissa et vit Kevin Nolan récupérer son offrande pour lancer Carlton Cole seul face à Julio Cesar, mais l’attaquant anglais tirait à côté.

Les chances d’un retour semblèrent de plus en plus minces pour QPR, d’autant plus lorsque Samba Diakité, pourtant très en vue depuis son entrée en jeu, récoltait un deuxième carton jaune sur une faute évitable sur Noble, laissant ses coéquipiers à 10. Même à un homme de moins, les R’s auraient pu égaliser, mais tant Cissé qu’Alejandro Faurlin butèrent sur le très bon Jaaskelainen, alors que de l’autre côté les Hammers manquèrent le coche par Vaz Te, lequel vit son missile détourné admirablement sur la barre par Julio Cesar.

L’envie d’Adel Taarabt n’aura pas suffi: QPR doit s’incliner.

Un manque de grinta pour des R’s déprimants

Malgré un très bon match du débutant Stéphane M’Bia, seul présence aérienne dans une défense des Rangers à la dérive, la défense de QPR semble toujours aussi friable. Si le manque d’effort offensif des latéraux est excusable, Mark Hughes étant contrait d’aligner quatre défenseur centraux de formation, les R’s ont été hautement gênés par l’engagement physique de West Ham, et le domaine aérien semble encore et toujours un gros problème pour les hommes de Mark Hughes.

Au milieu de terrain, les d’ordinaires fiables Faurlin et Granero ont eu un match plus compliqué, même si ces deux se sont quelques peu repris en deuxième mi-temps. Sur les ailes, Park et Wright-Phillips ont semblé aux abonnés absents, et l’entrée d’Adel Taarabt a vite fait d’éclipsé les fantomatiques ailiers arrivés de Manchester United et City respectivement. Tous les milieux de QPR ont énormément souffert de la comparaison avec leurs adversaires directs, Kevin Nolan, Mohamed Diamé et Mark Noble, tous très convaincants sur l’ensemble du match. Cissé a beaucoup tenté, sans grande réussite, et Bobby Zamora a semblé peu en verve ce soir.

Si Mark Hughes ne semble pas menacé dans l’immédiat,  le manque de coeur et d’engagement des Rangers est inquiétant, et leur attitude devrai changer au plus vite. Hughes devra très rapidement faire ressortir la qualité de l’effectif au niveau comptable s’il ne veut pas voir son job mis en danger. Le président Fernandes semble patient pour l’instant mais jusqu’à quand?

LES NOTES:

Queens Park Rangers (4-4-2):

JULIO CESAR (5)
ONUOHA (4) – M’BIA (7) – NELSEN (4) – HILL (5)
WRIGHTPHILLIPS (5) – GRANERO (6) – FAURLIN (5) – PARK (4)
CISSE (6) – ZAMORA (5)

Remplaçants: Adel Taarabt (7), Samba Diakité (6), Junior Hoilett (-)

West Ham United (4-3-3):

JAASKELAINEN (7)
DEMEL (6) – REID (5) – COLLINS (6) – O’BRIEN (5)
NOBLE (6)
DIAME (7) – NOLAN (8)
VAZ TE (7) – COLE (6) – JARVIS (6)

Remplaçants: Tomkins (6), McCartney (5), Caroll (6)

BUTS: 0-1 (3′, JARVIS), 0-2 (35′, VAZ TE), 1-2 (57′, TAARABT)

Norwich 1 QPR 1: Les Rangers se rassurent malgré une défense aux abois

Les R's fêtant le but de Zamora. (Image: Westlondonsports)

Les R’s fêtant le but de Zamora. (Image: Westlondonsports)

Contre une équipe de Norwich City ayant également perdu 5-0 en ouverture de championnat, mais toujours difficile à jouer à Carrow Road, les hommes de Mark Hughes s’en sont tirés avec un point, certes un peu chanceusement.

Zamora à la rescousse de Cissé

Devant le fervent public de Carrow Road, les Rangers avaient pris la fâcheuse habitude revenir sur Londres bredouilles, mais cette fois, ils n’ont pas fait le voyage pour rien. En quête de réconfort après la déroute contre Swansea, il a fallu beaucoup de courage et un peu de chance pour obtenir un point face à des Canaries, certes pas de haut-vol, mais combatifs et difficiles à manoeuvrer. Dès le coup d’envoi, Mark Hughes avait effectué deux changements par rapport à l’effectif du week-end passé: De retour de blessure, Armand Traoré et Bobby Zamora remplaçaient respectivement Nedum Onuoha et Adel Taarabt, pour switcher vers un 4-4-2. À  Norwich, Sébastien Bassong engagé pour solidifier la défense des Yellows était titulaire alors que la recrue des R’s, José Bosingwa, se contentait du banc, étant en retard dans sa préparation physique.

Très vite, les locaux prirent le dessus, malgré une offensive de Jamie Mackie, les hommes de Chris Hughton menaient un beau mouvement offensif, qui voyait Pilkington être bien décalé sur la gauche dans l’espace laissé libre par Fabio pour que l’ailier de Norwich centre pour Jackson au deuxième poteau. A seulement trois mètres du but défendu par Rob Green, Jackson ne manquait pas l’aubaine, et donnait l’avantage aux Canaries. Huit minutes plus tard, les Queens Park Rangers répondaient à leurs hôtes, Djibril Cissé étant bousculé par Bassong dans la surface. Pas à son avantage sur l’ensemble du match, l’attaquant français ne parvenait pas à se faire justice depuis le point de penalty, mais Bobby Zamora le tirait de l’embarras en marquant sur le rebond accordé par John Ruddy. Un partout.

Des progrès en défense, mais l’absence d’un réel leader

Montrée du doigt la semaine passée, la défense des Rangers ne montrait toujours pas toutes les garanties espérées, les latéraux se montrant bien trop mauvais au marquage. Tant Fabio sur la droite que Traoré sur la gauche laissaient bien trop d’espace sur leur aile respective, laissant la défense centrale exposée aux centres d’un excellent Pilkington entre autres. Si Rob Green se montrait un peu meilleur que le week-end dernier, il répondit présent lorsqu’il fallut détourner un tir violent de l’ancien White de Leeds, Robert Snodgrass. Face à une défense fébrile, les attaquants jaune-et-vert s’en donnèrent à coeur joie, Grant Holt mettant Clint Hill au supplice durant toute la première mi-temps. Totalement à côté de ses pompes, le défenseur vétéran ne survit pas à la mi-temps, remplacé par Onuoha.

Dès la reprise, Onuoha fut tout de suite sous le feu des projecteurs, une incompréhension entre Rob Green et lui menant à la confusion de l’ancien gardien de Norwich, lequel touchait la balle de la main à l’extrême limite de sa surface, voire même carrément dehors, mais l’arbitre déclara l’intervention du gardien des Rangers régulière. Malgré quelques bons mouvements offensifs, les Rangers auraient probablement dû s’incliner face aux Yellows, lesquels pressèrent pour un but victorieux, mais la présence d’Onuoha, de Bosingwa fraîchement entré, et d’un Ferdinand meilleur qu’en première mi-temps donnait aux Hoops donnait la confiance nécessaire aux londoniens pour leur offrir leur premier point à l’extérieur sous Mark Hughes. Carrow Road crut à la victoire lorsque Snodgrass manqua le cadre à bout-portant et que Martin vit sa tête repoussée par la barre, mais les deux formations engrangèrent leur premier point de la saison grâce à ce match nul.

Si Bosingwa fera du bien à la défense de QPR qui semble encore fébrile, le back-four des londoniens donne encore une impression de fébrilité. Traoré et Fabio n’ont toujours pas apporté les garanties nécessaires en défense, alors que Hill et Ferdinand ne savent pas commander la surface de réparation. Pour cela, l’arrivée d’un défenseur central reste primordial. Si les pistes Carvalho et Dawson (qui se dirige vers Sunderland) sont au point mort, Mark Hughes a déclaré avoir des solutions de rechange. L’arrivée imminente de Julio Cesar pourrait également améliorer les choses, Rob Green semblant mal à l’aise lors de ses sorties. De plus, la petite forme de Diakité laisse la défense exposée, et malgré le retour de Faurlin, le transfert d’un milieu défensif aurait du sens pour les Rangers. Devant, Zamora était le meilleur joueur pour les R’s, mais devrait manquer le clash contre City du week-end prochain à cause d’une blessure à la tête. Son coéquipier Cissé à vécu un mauvais match, manquant le ballon lors de la balle de match lui étant offerte par Zamora en fin de match, et ratant son penalty. Une des seules satisfactions provient du match solide des ailiers, Hoilett et Mackie, seule source régulière de danger.

Alignement des Queens Park Rangers (4-4-2):

GREEN
FABIO              HILL           FERDINAND   TRAORE
DIAKITE        PARK
MACKIE                                 HOILETT
CISSE         ZAMORA

Buts: 

Norwich :    Jackson (11′)
QPR :           Zamora (19′)

(Article tiré de http://www.qprfrance.wordpress.com )

QPR 0 Swansea 5: Des R’s humiliés par des Swans chirurgicaux en contre-attaque

robertgreenqueensparkrangersvswanseavbab_u1p6hzl

On attendait des surprises pour le début de saison, cela n’a pas manqué. Malheureusement pour Mark Hughes et les siens, rien n’est allé comme prévu.

Nathan Dyer et ses coéquipiers étaient simplement mieux préparés que des R’s déroutés.

Une ouverture du score contre le cours du jeu

Samedi à quinze heure, heure anglaise, Djibril Cissé et Adel Taarabt donnaient le coup d’envoi de la saison de Premier League à Loftus Road, à la suite d’une minute d’applaudissements à la mémoire d’Alan MacDonald, légende des Rangers décédée cet été. Dès les premiers échanges, QPR prit les opérations en main, mettant la pression sur la défense des Swans. Cependant, dès la 7ème minute, alors que les fans de Swansea entamaient l’hymne « national » gallois à pleins poumons pour célébrer l’anniversaire des 125 ans d’existence de leur club fétiche, c’était Robert Green qui distribuait le premier cadeau : Sur la première incursion des Cygnes dans la moitié de terrain des R’s, Michu récupérait une balle vagabonde à l’entrée de la surface avant de prendre sa chance. Son tir, à première vue anodin, trompait d’un rebond malicieux un Rob Green coupable. Swansea menait 1-0 sur le premier tir de sa saison.

Malgré cette déconvenue, les Rangers repartaient à l’attaque, et à nouveau, assiégeaient une défense galloise bien organisée. Mackie lancé seul face à Vorm perdait son face à face avec le gardien néerlandais, puis Junior Hoilett voyait son tir enroulé flirter avec le poteau, avant que Ji-Sung Park d’un très bon tir ne force le portier des Swans à effectuer une énième parade. Alors que la mi-temps touchait à sa fin, Swansea sortait enfin de son camp pour menacer le but du malheureux Green, et sur corner Chico Flores voyait son essaie s’écraser sur la barre avant que l’essai de Michu ne soit réservé au même sort. Alors que l’ arbitre renvoyait les acteurs au vestiaire, QPR semblait malchanceux d’être mené au score, sort que les Hoops ne méritaient pas, comme l’indiquait leur possession supérieure et leurs occasions par légion.

Rob Green laissant échapper le tir de Michu pour l’ouverture du score.

Un naufrage défensif

Cependant, alors qu’on attendait un retour aux affaires des hommes de Mark Hughes après le thé, il n’en fut rien. Malgré toute la bonne volonté de l’excellent Hoilett, ce dernier était retenu dans la surface, mais pas suffisamment pour faire réagir l’homme en jaune, monsieur Probert. Ensuite, ce fut le show Swansea City. En effet, alors que QPR tentait tant bien que mal de revenir au score, l’artiste Michu sortait de sa boîte à nouveau, et bien servi lors d’un contre gallois, ne nécessitait que d’une touche de balle pour battre Green de la plus belle des manières. Cette fois l’ancien gardien de West Ham n’y pouvait rien, impuissant face à la précision et à la magie se dégageant de l’ancien pensionnaire de la Liga.

Ce 2-0 de la 58èmese révélait être le début de la fin pour les R’s. Car si Swansea ne se préoccupait pas forcément de la possession du ballon, les gallois, pour leur première sortie sous la baguette de Michael Laudrup, se montrèrent parfaitement imbattables dans l’art de la contre-attaque. Alors que les joueurs offensifs de QPR étaient tous autour de la surface de réparation, une énième perte de balle laissait le quatuor défensif des locaux à la merci des attaquants gallois, lesquels se montrèrent décisifs par Nathan Dyer, lequel récupérait une passe en profondeur  d’Augustien pour crucifier Rob Green. Et bientôt ce fut 4-0, toujours ce même Dyer laissé bien libre par le débutant Fabio pour sortir à son avantage d’un nouveau dîner aux chandelles face au gardien de QPR. De tout le back-four des pensionnaires de Loftus Road, tant Clint Hill qu’Anton Ferdinand semblèrent dépassés de tous les côtés alors que Fabio ne faisait que de la figuration sur le point de vue défensif, regardant les attaquants visiteurs s’échapper vers le but qu’il était sensé défendre. La soirée était parachevée par le remplaçant Scott Sinclair, que l’on annonce sur le départ pour Manchester City, lorsque celui-ci profitait encore une fois des largesses défensives de Fabio et d’Adel Taarabt pour battre le pauvre Green bien nerveux ce soir-là.

Michu. l’un des coups de ce mercato, arrivé à Swansea pour environ £2 millions

Bilan du match: Tout n’est pas à jeter!

Pour Swansea, il s’agissait d’une soirée de premières fois, première victoire de leur histoire à Loftus Road, première victoire en six ans lors de l’ouverture du championnat, et plus grosse victoire de leur histoire en Premier League. Ce fut aussi l’occasion de voir à l’œuvre l’excellent Michu, et le très solide Chico Flores. Dans un style plus défensif et d’avantage basé sur la contre-attaque que sous Brendan Rodgers, les gallois ont suivi leur plan de marche à merveille, et plus disciplinés, ils ont écrasé les R’s, malgré des statistiques très égales entre les deux équipes.

Pour QPR, qui avait également commencé la saison dernière avec une claque contre Bolton, ce départ est un scénario catastrophe, mais il n’y a aucun doute que les R’s ont des ressources, notamment offensivement. En effet, pendant plus de 50 minutes, ils ont dominé les débats, manquant seulement de tranchant face au but. Les matchs offensifs de Taarabt, Park et Diakité sont à retenir, et Junior Hoilett s’est montré très très convainquant sur le côté gauche, rapide est très bon en un-contre-un. Malgré un Cissé errant comme une âme en peine, les incursions de Taarabt, Hoilett et Mackie laissent entrevoir des belles choses offensivement pour les londoniens.Peut-être Mark Hughes aurait mieux fait d’allier Zamora à Cissé, pour permettre au français plus de liberté grâce au point de fixation représenté par l’avant-centre anglais. Quant à l’aspect défensif, tout est à revoir. En effet, l’équipe semblait coupée en deux, et les défenseurs, souvent dépassés, étaient absolument insuffisants, Fabio en premier. Mais la faillite de samedi était celle de toute une équipe, car les milieux n’ont certainement pas rempli la part défensive de leur contrat, à l’image de Taarabt, revenant au pas sur Sinclair, lequel s’en alla marquer le but final. Ce match exigera une remise en question collective, et l’arrivée de Bosingwa fera beaucoup de bien à cette arrière-garde en quête de repères, et en manque de leaders.

Equipes:

Queens Park Rangers (4-5-1):

GREEN
ONUOHA  FERDINAND HILL  FABIO
DIAKITE
MACKIE  PARK  TAARABT  HOILETT
CISSE

Swansea City (4-3-3):

VORM
RANGEL   CHICO     WILLIAMS   TAYLOR
DEGUZMAN     BRITTON
MICHU
DYER                                  ROUTLEDGE
GRAHAM

GOALS:

Swansea: Michu (8′, 55′), Dyer (63′, 71′), Sinclair (81′)

Affluence: 18’072 (guichet fermés)

Preview de la Saison 2012-2013: Queens Park Rangers

tonyfernandeskelantanfcvqprnvs2arm9ql1l2

La saison de Premier League débute ce week-end, et avant la réception de l’équipe de Swansea City, nous vous proposons de couvrir quels seront les ambitions des Rangers, leur équipe, les transferts et autres différents éléments pouvant vous donner une idée sur la saison qui pourrait se profiler pour les joueurs des Queens Park Rangers.

Mark Hughes aura à coeur de faire de Loftus Road une forteresse.

Retour sur la saison dernière

La saison dernière a été riche en rebondissement pour les Queens Park Rangers. Tout d’abord, le nouvel exercice a débuté avec un QPR sans sponsor, toujours à vendre, et avec des recrues de seconde zone, telles que Jay Bothroyd, DJ Campbell, Danny Gabbidon, ou encore  Bruno Perone et Kieron Dyer. Et alors que la saison débutait de manière catastrophique, avec une défaite 4-0 contre Bolton, et une claque 2-0 face au minuscule club de Rochdale, la première semaine de championnat terminait sur une note positive: Le club était racheté par Tony Fernandes, libérant les Rangers de l’emprise néfaste de Flavio Briatore, et voyant également Gianni Paladini et Bernie Ecclestone quitter le club, alors que les très populaires Lakshmi Mittal et Amit Bhattia revenaient à la direction du club aux côtés de Fernandes. Dans la foulée de ce rachat, QPR allait s’imposer 1-0 à Everton et vivait une folle dernière semaine du mercato, en voyant les arrivées de Joey Barton, Shaun Wright-Phillips, Anton Ferdinand et Luke Young, tout en parvenant à conserver Adel Taarabt, courtisé par le PSG. Cependant, de toutes ces arrivées, seule celle d’Anton Ferdinand allait se révéler être une bonne pioche.

Sous le regard de l’entraîneur Neil Warnock, les matchs s’enchaînèrent, et les résultats se révélèrent très irréguliers, QPR allant perdre à Wigan, avant de tenir en échec Newcastle, puis d’aller écraser les Wolves 3-0. Ces résultats en dent de scie persistèrent, alors que QPR dût effectuer le court déplacement séparant Loftus Road de Craven Cottage pour aller affronter Fulham dans le derby de l’ouest de Londres. Cependant, la fête fût de courte durée, les Rangers encaissant un sec 6-0, et une humiliation, à cause notamment d’un triplé d’Andrew Johnson et d’un but de Bobby Zamora. Malgré ce revers, les hommes de Neil Warnock eurent l’occasion de se rattraper en recevant l’ennemi juré de Chelsea deux semaines plus tard. Et dans une ambiance bouillonnante, les R’s prirent l’avantage grâce à un penalty accordé pour une faute sur Heidar Helguson, penalty converti par l’islandais lui-même. Dans la foulée, José Bosingwa et Didier Drogba furent tous deux expulsés pour Chelsea, alors que John Terry fut accusé d’avoir proféré des propos racistes à l’encontre d’Anton Ferdinand. QPR tenu malgré la pression de Chelsea, registrant une victoire historique face à leurs bruyants voisins.

Helguson marquant le but victorieux contre Chelsea.

Cependant, malgré cette belle victoire contre Chelsea, le suite fut beaucoup moins bonne. En effet, les Queens Park Rangers prirent seulement 5 points lors des 11 matchs suivant le derby contre Chelsea, et perdit le maître à jouer Faurlin sur blessure, série qui eut raison de la peau de Neil Warnock, jugé incapable de stopper la chute au classement des Rangers, flirtant avec la zone de relégation, et ayant gagné seulement 4 matchs (dont 3 à l’extérieur) en 20 rencontres sous Warnock. Mark Hughes fut engagé comme entraîneur, et malgré une première défaite à Newcastle 1-0, de nombreux joueurs de qualité furent engagés, comme Bobby Zamora depuis Fulham, Djibril Cissé de la Lazio, Nedum Onuoha de Manchester City, et Samba Diakité et Taye Taiwo prêtés respectivement par Nancy et Milan. Mark Hughes enregistra sa première victoire lors de la réception de Wigan, mais les choses se gâtèrent, et l’équipe peinait à trouver ses marques. Seulement deux points pris lors des six matchs suivants (dont une défaite 2-1 contre Bolton alors que l’arbitre avait  oublié de valider un but pour QPR) plongèrent les Rangers dans la zone de relégation, et vu que QPR affrontait les 6 équipes de tête lors des 10 derniers matchs, de nombreux spécialistes jugèrent les R’s condamnés à la relégation.

A dix matchs de la fin du championnat, et au fond du trou, les Rangers durent recevoir Liverpool, et le match commença terriblement mal pour les hommes de Mark Hughes, menés 2-0 jusqu’à la 75’ème minute. C’est à ce moment-là que Mark Hughes décida de faire sortir Joey Barton, capitaine pitoyable ce soir-là, pour faire rentrer Jamie Mackie, sous une ovation du stade. C’est alors que QPR marqua par trois fois dans les 15 dernières minutes, par Derry, Cissé et Mackie, pour s’imposer 3-2. Depuis ce match-là, QPR se redressa à domicile, et se démontra imbattable à Loftus Road. Des victoires contre Arsenal, Swansea, Tottenham suivirent, et malgré une forme catastrophique à l’extérieur, les Rangers se rapprochèrent de Blackburn et Bolton, premiers non-relégables. Cependant, une défaite 6-0 contre Chelsea sembla mettre du plomb dans l’aile aux R’s.

Avec deux matchs à jouer, QPR était à égalité avec Bolton 17ème.  Ainsi, QPR reçut Stoke avec l’obligation de s’imposer. A la 85’ème minute, Bolton battait West Brom 2-1 et QPR était tenu en échec par Stoke 0-0, des résultats qui condamnaient les Rangers à la relégation. Mais à la dernière minute, Cissé marqua le but victorieux pour QPR et Bolton encaissa, ce qui propulsa les Queens Park Rangers hors de la zone de relégation, deux points devant Bolton. Lors de la dernière journée, même chassé croisé, Bolton battait Stoke 2-1 à la mi-temps, alors que QPR perdait 1-0 contre Manchester City, et voyait le club du Lancashire lui repasser devant, mais même à 10, les Rangers retournèrent le match pour mener 2-1 alors que Bolton encaissa le 2-2. Le match se termina à Bolton, QPR était sauvé, Bolton relégué. Dans les ultimes secondes, les Queens Park Rangers encaissèrent deux goals, couronnant City Champion, mais sans importance pour les R’s déjà sains et saufs. Durant leur incroyable remontée au classement en fin de championnat, QPR a pu compter sur un Djibril Cissé alignant les buts, un Samba Diakité instrumental au milieu de terrain, et un Jamie Mackie survolté, alors qu’Adel Taarabt retrouva son meilleur niveau. Mais ce fut Clint Hill, le vieux défenseur central qui fut élu joueur de l’année, se prouvant infranchissable en défense.

Cissé et ses coéquipiers fêtant son but contre Manchester City.

Les Transferts

Obligé de composer avec un effectif important en nombre, mais trop juste en qualité, la première action de Mark Hughes fut de faire un grand ménage parmi les joueurs trop limites pour rester aux Rangers, libérant 13 joueurs, dont le gardien Paddy Kenny parti pour rejoindre Neil Warnock à Leeds, et Heidar Helguson, meilleur marqueur de la saison dernière rejoignant Cardiff City. Une fois les départs prononcés, trois joueurs libres de tout contrat débarquèrent à Loftus Road: le défenseur de Tottenham Ryan Nelsen, néo-zélandais de 34 ans, peu rapide mais avec beaucoup de sang-froid et de leadership, ainsi que l’attaquant de Fulham Andy Johnson, complémentaire de Zamora, puis le gardien international Rob Green, quittant West Ham pour rejoindre les R’s.

En plus de ces trois joueurs d’expérience, trois joueurs de très grande qualité vinrent renforcer les Rangers. Tout d’abord, Samba Diakité, dont le prêt fut transformé en transfert définitif pour £4millions, ainsi que Park Ji-Sung, joueur d’expérience et très apprécié de Sir Alex Ferguson, débarquant de Manchester United, puis le talentueux David Junior Hoilett, ailier canadien rapide comme l’éclair, fraîchement relégué avec Blackburn. Le jeune brésilien Fabio Da Silva arriva également, mais en prêt depuis Manchester United, pour combler le vide laissé par la non-prolongation du prêt de Taye Taiwo sur le côté gauche de la défense. Au total, les R’s n’ont dépensé « que » environ £7 millions de livres.

A ces sept recrues pourraient encore s’ajouter un défenseur central et un milieu central. Les pistes privilégiées par Mark Hughes sont celle du coréen du Celtic Ki Sung-Yeug et du grec Katidis pour le milieu de terrain, et de celle de Kurt Zouma et Stéphane M’bia de St-Etienne et l’Olympique de Marseille pour le défenseur arrivant. Le nom de Jermaine Defoe est également régulièrement cité. Mark Hughes, responsable des arrivées en Premier League de Vincent Kompany, Chris Samba, Moussa Dembélé ou encore Pablo Zabaleta a assurément bien plus d’un tour dans son sac.

L’effectif

Les Gardiens

N°1 : Robert Green:
Sortant d’une saison très solide à West Ham avec qui il a gagné la promotion en Premier League, Green sera sans doute poursuivi à jamais par sa boulette lors de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Excellent sur sa ligne, dotés de réflexes détonnants, le gardien anglais de 32 ans est un peu moins assurés dans ses sorties. Qu’importe, il représente une amélioration par rapport à Paddy Kenny parti pour Leeds.

N°24 : Radek Černy:
Le gardien vétéran tchèque est au club depuis presque cinq ans, et s’il est cantonné au rôle de remplaçant, il a effectué l’an dernier une très belle pige dans les buts lors de la blessure de Paddy Kenny, tenant la baraque dans une période où QPR était à la dérive. Il reste un bon numéro deux, malgré ses 38 ans et son jeu au pied assez chevrotant.

N°26 : Brian Murphy:
Gardien numéro trois arrivé d’Ipswich l’an denier, il s’est blessé en même temps que Paddy Kenny, ce qui l’a empêché de faire ses preuves dans les buts de Rangers. Difficilement un gardien de haut niveau, mais il peut tenir sa place sans souci.

Les Défenseurs

N°3 : Armand Traoré:
Auteur de trois passes décisives l’an dernier, le latéral gauche Traoré est l’opposé d’Onuoha dans son style de jeu. Très porté sur l’offensive et excellent centreur, il pêche souvent dans le jeu défensif et laisse la défense exposée lors de ses chevauchées vers l’avant. Ses passes sont millimétrées mais ses choix parfois malheureux. Mais à 22 ans Traoré a encore tout le temps pour faire étalage de son talent. Son style offensif lui permet d’être utilisé comme milieu gauche, une option que Hughes devrait utiliser en cas de blessures.

N°5 : Anton Ferdinand: 
Si le sang de QPR coule dans les veines de sa famille, le cousin de la légende Les Ferdinand a su se rendre très populaire auprès des fans, grâce à son attachement au maillot et à son travail incessant. Anton reste le défenseur central numéro 1 de QPR, malgré quelques errances passagères que Mark Hughes a semblé avoir gommé. Faible dans la communication, sa complémentarité avec Hill a été une des clefs des bons résultats des R’s en fin de saison dernière.

N°6 : Clint Hill: 
Elu joueur de l’année par les fans et ses coéquipiers, Clint Hill a connu une deuxième jeunesse sous Mark Hughes, qui lui a accordé toute sa confiance. Pas très rapide, mais discipliné et solide comme un rock, Hill était la tour de contrôle de la défense de QPR en fin de saison dernière, et semble demeurer un titulaire, devant Ryan Nelsen. Si Mark Hughes recherche un jeune défenseur central pour remplacer progressivement Clint Hill, il reste un joueur sur lequel on peut compter pour donner toujours 100%. Un vrai exemple.

N°15 : Nedum Onuoha:
Solide est très difficile à bouger, l’ancien jeune de Manchester City peut autant évoluer en défense centrale que comme arrière droit. C’est en tant que latéral droit qu’il a été utilisé par Hughes depuis son arrivée en janvier, et malgré son style légèrement maladroit avec le ballon, il reste un latéral très performant, d’avantage sur le côté défensif qu’offensif. Une valeur sûre, il est un titulaire indiscutable à QPR.

N°16 : Matthew Connolly

Envoyé en prêt à Reading par Neil Warnock, Matthew Connolly a disputé une saison correcte avec les Royals. Mark Hughes l’a utilisé en pré-saison, mais ses jours dans l’équipe première semblent dépendants de l’arrivée d’un nouveau défenseur central. Connolly reste un plan B, et ne devrait pas jouer un rôle majeur cette saison.

N°17 : Ryan Nelsen:
Laissé libre par Tottenham pour qui il a rarement joué lors de ses six mois au club, Ryan Nelsen est un joueur très important dans les vestiaires, et fait figure de prolongement de l’entraîneur. Si il ne part par titulaire, il aura peut-être un rôle a jouer l’an prochain, selon les performances de Hill et de Ferdinand. A 34 ans, sa vitesse est misérable, mais il est toujours bien placé, et est très bon dans le jeu aérien. Un pion important pour Mark Hughes.

N°20 : Fabio Da Silva:
Moins en vue à Manchester que son jumeau Rafael, Fabio compte à son palmarès une finale de Champions League, excusez du peu! Jusqu’à lors souvent blessé, Fabio est prêté à QPR dans le but de se relancer. L’idée que Mark Hughes ait refusé de reprendre Taye Taiwo pour faire venir Fabio laisse augurer du potentiel du brésilien de 22 ans, capable d’évoluer en tant que latéral droit et gauche, sur les deux ailes et au milieu de terrain. Plus convainquant sur le côté offensif de son jeu, son agilité balle au pied et sa vitesse, Fabio devra  convaincre qu’il peut aussi assurer défensivement.

N°27 : Michael Harriman
Le jeune irlandais de 19 ans a effectué toute sa formation avec les Queens Park Rangers et espère figurer parmi les pros dès cette saison. Le petit latéral droit à marqué son premier but pour les R’s en préparation, et semble intéressant tant offensivement que défensivement.

N°28 : Max Ehmer:
Âgé de tout juste 20 ans, le latéral gauche d’origine allemande a effectuée une pré-saison très intéressante, et a prolongé son contrat avec QPR, ce qui laisse augurer qu’il pourrait effectuer quelques apparitions cette saison. Jusqu’à aujourd’hui, il n’a jamais effectué de match officiel avec les Rangers, cantonnés aux prêts dans les ligues inférieurs. Un joueur prometteur.

Hill et Ferdinand alliés face à Chelsea.

Les milieux de terrain:

N°2 : Samba Diakité:
Mark Hughes ayant décidé de lever l’option d’achat du milieu malien pour environ £4 millions, le retour de Diakité n’est peut-être pas le transfert le plus glamour, mais il s’agit bien d’un des plus importants de l’été pour QPR, tant le joueur a été convainquant la saison dernière. Malgré des débuts difficile et de très nombreux cartons, l’ancien nancéien a su s’imposer à Loftus Road, même si il a manqué les trois derniers matchs à cause d’un virus. Très puissant et agile, il a une conduite de balle excellente et sait très bien se projeter vers l’avant. Son style rappelle celui de Yaya Touré, et s’il continue sur les mêmes base que la saison dernière, il sera un joueur déterminant pour QPR, si ce n’est le joueur clef de l’effectif de Mark Hughes. Un des joueurs les plus sous-évalués de Premier League.

N°4 : Shaun Derry:
A 34 ans, Shaun Derry n’a plus les jambes de ses vingt ans, cela va de soi. Malgré tout, « Dezza » reste un joueur utile, travailleur comme personne et volontaire. Son unique but pour QPR est arrivé l’an dernier contre Liverpool, et constitue certainement le tournant de la saison des Rangers. Mais il devrait voir son rôle diminuer au fil des matchs.

N°7 : Park Ji-Sung:
Utilisé par Sir Alex Ferguson pour tous les grands matchs, Park peut être utilisé tant comme ailier que comme milieu central. Pas spécialement spectaculaire, mais doté d’une bonne vision du jeu et d’une bonne assise technique, le coréen représente un excellent coup pour Mark Hughes, tant sportivement que commercialement. Il sera sans doute utilisé au milieu en attendant le retour de Faurlin, et devrait par son expérience apporter beaucoup au groupe. Un vrai plus.

N°10 : Adel Taarabt:
La saison qui se profile sera déterminante pour la carrière d’Adel Taarabt. Il y a deux ans, il avait explosé en Championship, mais il n’a pas su concrétiser l’an dernier, trop obnubilé par son transfert avorté au PSG. Cependant, sur la fin de saison, il a su retrouver la magie qui avait fait de lui le meilleur joueur de D2. Peu de joueurs sont autant à l’aise que lui balle au pied, et grâce à ses dribbles et passements de jambes, il peut battre n’importe quel défenseur. Mais parviendra-t-il à mettre son talent au profit du collectif et à allier l’esthétique à l’efficacité? Si il y parvient, il pourrait faire une très très belle saison, tant au niveau du jeu qu’au niveau comptable.

N°11 : Shaun Wright-Phillips:
Malgré beaucoup d’espoirs placés en lui, il a totalement raté sa saison l’an dernier. Très rapide, mais d’une efficacité misérable, il a souvent été qualifié de « poulet sans tête » par les supporters, à cause de son habitude de courir dans tous les sens sans sembler savoir ce qu’il faisait. Cependant, il a été un des meilleurs joueurs de la Pré-saison cette année, et a enfin débloqué son compteur buts pour QPR. Maintenant la malédiction rompue, et sa forme retrouvée, tout laisse penser que Mark Hughes pourrait lui donner sa chance, et que « SWP » pourra enfin dévoiler le potentiel qui a fait de lui un international.

N°12 : Jamie Mackie:
Revenu de blessure en octobre, Jamie Mackie a su retrouver progressivement son meilleur niveau, jusqu’à se rendre indispensable sur la fin de la saison. Auteur de 7 buts et 4 passes décisives l’an dernier, il a été un des éléments déclencheurs permettant à QPR de se sauver. Pas extrêmement fin techniquement, il base tout son jeu sur l’envie. Il travaille comme personne en Premier League, et effectue un pressing constant. Grâce à sa volonté, il arrive à battre ses adversaires, ce qui fait de lui un joueur sous-estimé, mais nécessitant toujours d’être à son meilleur niveau pour performer en Premier League. Son temps de jeu devrait être réduit par l’arrivée de Hoilett, mais le joueur préféré des supporters trouvera, comme à chaque fois, un moyen de prouver sa valeur.

N°18 : Kieron Dyer:
Blessé après 4 minutes la saison dernière, puis lors de son retour avec la réserve, Kieron Dyer est devenue une blague populaire à QPR, où l’on dit qu’il est engagé pour tenir compagnie au staff médical. Ainsi, ce fut une énigme lorsque Mark Hughes a décidé de prolonger son contrat d’une année cet été. Si il reste en forme, il peut-être utile et est de toute manière un caractère très agréable à avoir dans le vestiaire. Reste à savoir si il aura plus de chance cette année que l’an dernier

N°22 : Hogan Ephraim:
Lorsqu’il a rejoint QPR en 2007, Ephraim était vu comme un des talents de sa génération, mais il n’a jamais pleinement confirmé ce statut. Ecarté par Warnock, Mark Hughes semble avoir décidé de l’impliquer dans son équipe cette année. Pouvant évoluer sur l’aile ou au milieu central, Ephraim est un bon joueur, assez au point techniquement, et très apprécié de ses coéquipiers, mais il reste à voir si il aura la chance de confirmer enfin toute l’étendue de son talent.

N°23 : David Junior Hoilett:
Arrivé cet été en provenance de Blackburn, Junior Hoilett est regardé comme l’un des ailiers les plus prometteurs de Premier League. Rapide comme l’éclair, très bon en un-contre-un, et facile techniquement, il soulagera certainement Taarabt du rôle de créateur et de dribbleur. Certainement qu’il constituera une des clefs du jeu des Rangers cette saison, et si ses centres depuis l’aile gauche sont chirurgicaux, son sens du but est lui aussi excellent, ce qui lui vaut de marquer plusieurs buts spectaculaires chaque année. Une vraie pépite!

N°28 : Michael Doughty:
Formé à QPR, le jeune anglais d’origine galloise a laissé forte impression en prêt à Crawley et Aldershot l’an dernier. Son poste de prédilection est celui de milieu de terrain central, et il peut donner le tempo à un match, grâce à son très bon jeu de passes. Cependant, Doughty aura besoin de temps de jeu chez les pros pour améliorer encore son jeu.

N°32 : Alejandro Faurlin:
Blessé au ligaments du genou contre MK Dons en janvier, Alejandro Faurlin effectuera son retour au jeu dans les deux premiers mois de la saison. Avant sa blessure, il était le meilleur joueur de la saison de QPR, grâce à sa vision du jeu et à ses ouvertures magiques, en véritable métronome, il dirigeait le jeu des Rangers. Si il revient à son meilleur niveau, il aura le même impact qu’un transfert à QPR. Sa place dans l’équipe est indiscutable, à condition qu’il retrouve ses marques.

N°?? : Joey Barton:
Nous nous devons d’ajouter Joey Barton à cette liste, même s’il n’a pas reçu de numéro pour l’instant. Expulsé lors d’un coup de sang pendant le dernier match de la saison, Barton a encore trois ans de contrat, et il reste à savoir s’il aura un rôle à jouer après sa suspension de 12 matchs. De retour de sa période d’entrainement à Fleetwood Town (D4), il devrait s’entraîner avec la réserve en attendant de voir quel sort Mark Hughes lui réserve, un départ n’étant pas à exclure.

Taarabt et Mackie étaient déjà deux joueurs déterminants en Championship pour les Rangers.

Les attaquants:

N°8 : Andrew Johnson:
Petit et rapide, Andrew Johnson était le complément parfait de Bobby Zamora à Fulham. Il a marqué un triplé contre QPR l’an dernier. Partant derrière Cissé et Zamora dans l’ordre de sélection, Johnson peut également évoluer comme ailier, et pourrait profiter d’éventuelles suspensions et blessures pour augmenter son temps de jeu.

N°9 : Djibril Cissé:
Attaquant star des Rangers, Djibril Cissé n’a pas fini un match sans avoir soit marqué ou soit récolté un carton rouge. Au final six buts et deux expulsions, goals qui ont certainement maintenus les R’s en Premier League, mais rouges qui auraient pu leur coûter cher également. Chouchou des fans, finisseur hors-pair, rapide comme l’éclair, Cissé peut marquer à n’importe quel moment, dans n’importe quelle position, contre n’importe qui. Son jeu de tête est probablement la partie la plus faible de son attirail, mais il reste un joueur très complet. Peu à l’aise seul en pointe, il sera certainement associé à Zamora cette saison encore. Il sera intéressant de voir ce qu’il peut réaliser sur une saison entière. Parviendra-t-il à passer la barre des vingt buts? Il en est capable en tout cas…

N°25 : Bobby Zamora:
Le point fort de son jeu est son jeu de tête, ainsi que sa capacité à servir de point de fixation. Zamora sera probablement souvent utilisé seul en pointe à l’extérieur, lorsque la nécessité de se libérer de la pression de l’adversaire se fera sentir. Arrivé de Fulham cet hiver, l’ex-international anglais devra faire mieux que son seul but en six mois ce printemps. Si son travail est apprécié, il devra se démontrer plus tranchant face au but pour apporter pleinement satisfaction.

Et les autres…
Jay Bothroyd, DJ Campbell, Tommy Smith, Rob Hulse et Luke Young entre autres sont toujours des joueurs de QPR, même si le club essaie de s’en débarrasser. Jay Bothroyd intéresse Sheffield Wednesday qu’il pourrait rejoindre en prêt, et Campbell est suivi par Blackburn, Blackpool et Wigan entre autres, mais rien n’est fait pour l’instant. Affaire à suivre…

Le Onze de Base:

Difficile de prévoir précisément l’alignement de Mark Hughes. Il est probable qu’il utilisera un 4-4-2 à domicile, et un 4-2-3-1 à l’extérieur, même si ce dernier système pourrait également être privilégié à domicile, vu son efficacité l’année dernière. Green part titulaire incontestable au but, et la défense semble fixée avec Onuoha, Hill, Ferdinand et Fabio, même si Armand Traoré pourrait rentrer en ligne de compte également. Au milieu central, Diakité semble titulaire indiscutable, et il sera probablement allié à Park Ji-Sung, en attendant le retour d’Alejandro Faurlin, prévu pour début septembre. Une fois l’argentin de retour, Park se battra avec Hoilett, Taarabt, Mackie et Shaun Wright-Phillips pour un poste sur l’aile. Quant à l’attaque, Zamora par son jeu de tête semble plus approprié pour jouer seul en pointe, mais Cissé reste l’homme-danger de Mark Hughes.

GREEN

ONUOHA       HILL        FERDINAND     FABIO

PARK    DIAKITE

TAARABT                                                 HOILETT

ZAMORA       CISSE

Remplaçants: Cerny, Nelsen, Traoré, Faurlin, Mackie, Wright-Phillips, Johnson

Joueurs Clefs:

Cette saison, les performances de QPR dépendront du rendement de plusieurs joueurs. Djibril Cissé devra empiler les buts, alors que le classement de QPR dépendra beaucoup de la forme des animateurs du milieu de terrain, à savoir Samba Diakité, Junior Hoilett et Adel Taarabt. Si ces trois joueurs sont en forme, les Queens Park Rangers pourraient surprendre beaucoup de monde en Premier League.

Taarabt auteur de son deuxième but de la saison contre les Spurs.

Ambitions et objectifs:

Mark Hughes l’a annoncé en fin de saison dernière: Tant qu’il serait entraîneur de QPR, le club ne sera plus jamais au coeur de la bataille contre la relégation. Ce discours est clair, les Rangers ne veulent pas devoir se battre jusqu’au bout comme l’an passé. Avec des plans pour un nouveau stade de 45’000 places en élaboration et les travaux d’un nouveau centre d’entraînement débutant, Tony Fernandes le président ne peut pas se permettre de voir QPR tourner autour de la 17ème place indéfiniment. Cependant, le boss des R’s n’a pas mentionné d’objectif numérique clair, mais le club devra progresser de saison en saison pour justifier les sommes investies dans l’écurie londonienne. Cette saison, une place dans le Top 10 serait considérée comme une réussite, mais QPR construit pour le long terme. Le but avoué est de s’élever au rang des Fulham, Aston Villa, Stoke ou encore Sunderland pour les places de milieu de tableau. Un parcours intéressant en Coupe ne serait pas de trop, les pensionnaires de Loftus Road n’ayant pas passé plus d’un tour depuis plus de dix ans…

Tony Fernandes en discussion avec Mark Hughes.

Notre pronostique

La bonne fin de saison sous Mark Hughes laisse penser que les Rangers vivront une saison plus tranquille. Même si parmi les supporters, il est dit que QPR ne connaîtra jamais, et n’a jamais connu de saison paisible, il semblerait que de nombreuses personnes se satisferaient d’une place dans le ventre mou. Sous Mark Hughes, les SuperHoops se sont montrés imbattables à domicile, mais peinant à l’extérieur.

Grâce à des transferts intelligents, à un bon mélange de jeunesse et d’expérience, QPR n’aura pas de problème se détacher de la lutte contre la relégation. Si offensivement, le potentiel des R’s est vraiment intéressant, la défense des Rangers semble encore un peu en-dessous de celles de leurs concurrents. Malgré cela, si le destin ne s’acharne pas sur les Queens Park Rangers et qu’ils améliorent leurs résultats à l’extérieur, ceux-ci semblent en mesure de se mêler au peloton des équipes visant le Top-10.

Pronostique du classement: 11 ème

Bolton est relégué, QPR se sauve in extremis

Dans un duel à distance poignant, ce sont finalement les Wanderers de Bolton qui ont dit au revoir à la Premier League, en ne parvenant pas à s’imposer à Stoke. Leur défaillance sauve QPR qui malgré un match plein, est revenu les mains vides de Manchester City.

Malgré les prières des fans de Bolton, les Wanderers évolueront en Championship cet automne.

Deux matches à la vie à la mort

Au coup d’envoi de la dernière journée de Premier League, seuls deux points et 60 kilomètres séparaient Bolton des Queens Park Rangers, les premiers devant s’imposer à Stoke et espérer une victoire de City face à QPR pour se maintenir. Les chances de maintien des deux clubs étant assez égales, impossible à dire qui finirait la soirée en tant que club de Premier League, et quel écurie préparerait la prochaine saison en deuxième division. Owen Coyle ayant décidé de reléguer David N’Gog sur le banc, c’est Ivan Klasnič qui se présenta aux côtés de Kevin Davies sur le front d’attaque des Wanderers. Du côté du Etihad Stadium de Manchester, Djibril Cissé  et Wright-Phillips effectuaient leur retour pour les Rangers, titularisés en lieu et place du franco-marocain Adel Taarabt, et d’Akos Buzsaky. Revenons à présent sur les rebondissement ayant marqués cette lutte à distance incroyable.

Bolton se redresse et prend l’avantage

D’entrée de jeu, les joueurs de Bolton semblèrent en difficulté, subissant une pression terrible des géants de Stoke City. Sur la troisième occasion des Potters, c’est John Walters qui donna l’avantage aux Potters, plongeant les Wanderers dans une détresse sans fin. Pour ajouter à leur misère, les hommes d’Owen Coyle buttèrent par deux fois sur le gardien Sorensen, puis sur l’arrête du but, ne parvenant pas à égaliser. Au même moment, ce fut la fête au Etihad Stadium, les fans de QPR apprenant le score de leur adversaire pour le maintien. Sur la pelouse, les Rangers se battaient bien, mais ne semblaient pas capable de sortir de leur propre moitié de terrain. Une opportunité pour Cissé sur coup-franc offrit un peu de répit à la défense des visiteurs, mais sans réellement inquiéter Joe Hart. Le match s’annonçait bien long, autant pour QPR que pour Bolton, mais à ce moment-là, c’étaient les R’s qui se sauvaient de la relégation.

Cependant, le ciel si bleu des londoniens tourna vite à l’orage, Manchester City s’infiltrant dans leur surface de réparation par Yaya Touré, lequel transmit à Zabaleta qui catapulta le ballon au fond des filets, entre les doigts du malheureux Paddy Kenny, pas vraiment à son avantage sur ce coup-là. 1-0 City. Pour ajouter à leur malheur, les Rangers apprirent que dans la foulée, Mark Davies égalisa pour Bolton, profitant d’un cafouillage dans la surface, avant que Kevin Davies ne donne l’avantage aux Wanderers d’une frappe venu d’ailleurs dans un angle invraisemblable. 2-1 Bolton. Les Wanderers qui semblaient bien mal-en-point venaient de subtiliser la dix-septième place à QPR, alors que l’arbitre sifflait la mi-temps sur les deux pelouses.

QPR revient de nulle part

Dès la reprise, malgré une première occasion pour City, les Rangers montrèrent des signes de révolte. L’incontournable Djibril Cissé, profitant d’une erreur défensive de Lescott pour se présenter seul face au gardien Hart, fusilla le portier de City pour offrir l’égalisation à Mark Hughes et à ses partisans. Cissé qui depuis son arrivée n’a laissé personne indifférent, terminant chaque match avec soit un goal, soit un carton rouge, a repayé ainsi au centuple le club pour ses erreurs de discipline sur le terrain, les plaçant en position de se maintenir. Dans la foulée, Joey Barton fut sanctionné d’un carton rouge pour un geste peu évident sur Tevez, le petit argentin profitant de la mauvaise réputation du Scouser pour tromper l’arbitre d’une simulation crasse. Fou de rage, Barton se vengea bassement en assénant un coup de genou à Aguero qui n’avait rien demandé, un comportement pour lequel Barton devrait payer sous peu.

Archi-dominés et en infériorité numérique, les Rangers prirent miraculeusement l’avantage grâce à un déboulé d’Armand Traoré offrant un service parfait pour Jamie Mackie qui n’en demandait pas tant pour donner l’avantage à QPR. Devant un stade désabusé, QPR jouait à merveille son rôle d’empêcheur de tourner en rond. La nouvelle du but de Mackie replongea Bolton dans la morosité, et leur souffrance ne s’arrêta pas là, Peter Crouch, ancien joueur de QPR,  profita d’un ballon relâché par le gardien Bogdan pour obtenir un penalty. Et ce fut Walters qui convertit l’offrande, plongeant les Wanderers dans la tombe.

A ce moment-même, QPR souffrait le martyr contre City, assiégé de toutes parts par les Citizens, animés par la faim d’une victoire qui les sacrerait champions. Les SkyBlues affichèrent même jusqu’à 80% de possession de balle, mais sans parvenir à convertir leurs chances, Paddy Kenny s’interposant face à Aguero, Dzeko et Balotelli. Cependant sur corner, Edin Dzeko offrit une égalisation logique à Manchester City, un but qui plaçait les Rangers sous pression. Cependant, au même moment, Thomas Sorensen, d’un arrêt difficile sur la ligne, précipitait Bolton en Championship, alors que le coup de sifflet final retentissait. Du côté de City, dans la dernière minute de temps additionnel, Aguero donnait le tournis à une défense des Rangers exténuée, pour fusiller Kenny et offrir aux supporters de City le titre qu’ils attendaient depuis quarante-quatre ans. Cela ne changeait plus rien pour QPR, qui se maintenait grâce au match nul de Bolton à Stoke. Cette défaite n’enlève rien au match vaillant et héroique des hommes de Mark Hughes, qui n’auront pas volés leur survie en Premier League.

Le regard vers l’avenir

Le football peut être cruel par instant, et la survie des Wanderers a tenu à la main ferme du gardien de Stoke, les privant d’une fantastique remontée. Cependant, le club criblé de dettes semble promis à un futur difficile, les joueurs cadres semblant voués à l’exode, et les caisses toujours autant vides. Un homme doit être soulagé de ce dénouement: Mr Pollock, arbitre assistant de Bolton-Queens Park Rangers il y a peu, qui a annulé un but de QPR ayant franchi la ligne de presqu’un mètre, but avec lequel les R’s auraient été saufs depuis un moment. Sur l’ensemble de la saison, QPR mérite son maintien, notamment grâce à ses cinq victoires consécutives à domicile en fin de saison. Mark Hughes aura réussi à maintenir les hommes du président Tony Fernandes en Premier League, et touchera par conséquent une somme coquette en récompense. Hughes et Fernandes peuvent à présent regarder vers demain, et construire encore un peu plus ce club en plein développement, qui vise chaque année plus haut. Difficile à dire où seront les Rangers dans douze mois, mais qui sait ce que le football peut leur réserver.  Pour cela, rendez-vous dès le mois d’août pour une saison de Premier League encore plus folle que les précédentes, car ce championnat d’Angleterre se révèle chaque année plus passionnant.